Granulés de bois, est-ce la solution la moins chère en 2023 ?

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La hausse des prix du gaz et de l’électricité pousse de plus en plus de personnes à se tourner vers des solutions de chauffage alternatives, et notamment le bois. Dans ce contexte, le pellet, un combustible à base de bois, semble être une option de plus en plus prisée. Mais est-ce réellement une solution économique et écologique face au prix élevé du bois de chauffage en 2023 ? Cet article se propose de faire le point sur cette question.

L’engouement pour le bois de chauffage

Face à la flambée des prix de l’énergie, le bois de chauffage est devenu une solution prisée pour se chauffer sans trop dépenser. En Belgique, par exemple, la demande en bois sous toutes ses formes, et en particulier en pellets, a explosé. Pourtant, brûler du bois n’est pas sans conséquences sur la santé et l’environnement. Malgré tout, le bois reste une solution économique pour de nombreux ménages.

Le pellet, la nouvelle star des foyers

Le pellet est un combustible à base de bois qui présente de nombreux avantages : il est renouvelable, local, moins cher que le gaz et le mazout, et il est censé être bon pour la planète. Mais qu’en est-il réellement ?

La fabrication du pellet

La matière première du pellet est principalement la sciure provenant des scieries, mélangée à des copeaux de troncs et de branches broyées. Le tout est ensuite compressé pour former des granules. Pour produire une tonne de pellets, il faut environ 650 kg de déchets de bois.

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L’un des principaux producteurs de pellets en Europe est situé à Bertrix, en Belgique. Cette entreprise produit 200 000 tonnes de pellets par an, soit 20 % de la consommation de chauffage du pays. Outre la sciure et les copeaux, la production de pellets nécessite aussi de l’énergie pour sécher la matière première et pour générer de l’électricité.

L’électricité verte, un argument de poids

L’entreprise de Bertrix revend l’électricité produite lors de la fabrication des pellets, ce qui lui permet de toucher d’importants subsides wallons sous forme de certificats verts. Cela représente une double rentabilité pour la filière du pellet : le prix de l’électricité n’a jamais été aussi élevé, et les sacs de pellets se vendent comme des petits pains.

Le contrôle de la filière pellet

Face à la multiplication des producteurs et des distributeurs de pellets, des organismes privés, tels qu’EN+ (un des principaux certificateurs de pellets au monde), ont pour mission de contrôler la qualité et l’origine des pellets. La certification EN+ permet de garantir la qualité du pellet en termes de composition, de densité, de taux d’humidité et d’origine.

Toutefois, cette certification n’est pas infaillible, comme le montre le cas d’un vendeur belge proposant des pellets d’origine douteuse sur internet. La lutte contre la fraude reste un enjeu majeur pour les certificateurs, qui ont recours à des listes noires pour sanctionner les producteurs et les distributeurs en infraction avec la certification.

Le pellet, une solution écologique ?

Malgré les avantages économiques du pellet, la combustion du bois reste une source importante de pollution. En effet, le bois est de loin le combustible le plus polluant, émettant quatre fois plus de particules fines que le charbon. Cette pollution a des conséquences néfastes sur la santé, notamment en termes de maladies cardiovasculaires, de troubles respiratoires et de cancers du poumon.

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Le pellet, bien que moins polluant qu’un poêle à bois classique, n’échappe pas à cette problématique. Toutefois, les fabricants de poêles à pellets travaillent à rendre leurs produits plus propres, en développant des technologies de combustion étagée visant à réduire les émissions de polluants.

Conclusion

Le pellet apparaît comme une solution économique face au prix élevé du bois de chauffage en 2023, mais il ne faut pas oublier les questions sanitaires et environnementales soulevées par la combustion du bois. Les progrès techniques réalisés par les fabricants de poêles à pellets permettent de limiter ces impacts, mais il est important de sensibiliser les consommateurs à l’origine et à la qualité des pellets qu’ils achètent. Il est également essentiel de travailler à la modernisation du parc immobilier belge, qui compte encore de nombreux logements équipés d’anciens systèmes de chauffage au bois particulièrement polluants.

Paul Bernard

Paul Bernard

Journaliste de formation, j'aime partager mes coups de coeur et passions sur des sujets divers et variés. En majorité, j'écris sur la maison et le bricolage, deux hobbys !

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