Rétroviseur droit obligatoire ? Ce que dit la règle en France

2 septembre 2026

Rétroviseur droit obligatoire depuis quand ? Ce miroir de voiture, couvert de gouttes de pluie, reflète un ciel gris.

Table des matières

Une voiture ancienne peut très bien rouler légalement avec un seul rétroviseur extérieur, tandis qu’un utilitaire ou un break doit généralement en avoir deux. La réponse dépend donc de la date, de la carrosserie, de la visibilité arrière et de l’usage du véhicule. Je fais le point sur les règles françaises, les exceptions et les bons réflexes en cas de rétroviseur droit cassé ou manquant.

La date seule ne suffit pas pour déterminer l’obligation

  • 20 novembre 1969 : l’arrêté fondateur définit les équipements exigés.
  • 1er juillet 1972 : le nombre minimal de rétroviseurs devient applicable à tous les véhicules concernés.
  • Sur une voiture particulière classique, le rétroviseur droit n’est pas systématiquement obligatoire.
  • Il devient obligatoire pour les breaks, carrosseries commerciales, utilitaires et lorsque le rétroviseur intérieur ne suffit pas.
  • Avec une remorque, un second rétroviseur extérieur est requis si elle masque la vue arrière ou dépasse la largeur de la voiture.

Rétroviseur droit obligatoire depuis quand en France ?

La réglementation française repose sur l’arrêté du 20 novembre 1969, entré en vigueur le 20 décembre de la même année. Son article 21 prévoit que le nombre minimal de rétroviseurs doit être respecté sur tous les véhicules à partir du 1er juillet 1972. Le texte est consultable sur Légifrance.

Mais il faut éviter une conclusion trop rapide. Cette date n’a pas rendu le rétroviseur extérieur droit obligatoire sur toutes les voitures particulières. Pour une berline classique, la règle de base reste généralement un rétroviseur intérieur et un rétroviseur extérieur gauche.

Le côté droit est exigé lorsque la carrosserie ou le chargement empêche le rétroviseur intérieur de remplir son rôle. C’est pour cette raison que les véhicules récents en sont presque tous équipés, même lorsque la loi ne l’impose pas dans chaque configuration.

Dans quels cas le rétroviseur extérieur droit est-il obligatoire ?

Rétroviseur droit obligatoire depuis quand ? La pluie ruisselle sur le miroir bleu d'une voiture, reflétant un paysage flou.

Le texte distingue clairement les catégories de véhicules. Voici le cas le plus utile à retenir au quotidien.

Type de véhicule Règle générale
Voiture particulière classique Rétroviseur intérieur et extérieur gauche. Le droit devient nécessaire si la visibilité arrière est insuffisante.
Break ou voiture à carrosserie commerciale Rétroviseur extérieur droit obligatoire en complément du rétroviseur gauche.
Camionnette, camion, autobus ou autocar Deux rétroviseurs extérieurs, un à gauche et un à droite.
Voiture avec remorque Rétroviseur droit supplémentaire si la remorque masque le rétroviseur intérieur ou dépasse la largeur de la voiture.

Le point souvent mal compris concerne les berlines anciennes. Une lunette arrière chargée, un aménagement professionnel, une cloison ou une carrosserie qui bloque la vue vers l’arrière peuvent rendre le rétroviseur droit obligatoire, même si le modèle n’en possédait pas à l’origine.

À l’inverse, installer un rétroviseur droit sur une berline qui n’y est pas légalement tenue reste parfaitement possible. Je le recommande d’ailleurs pour les manœuvres et les changements de file, mais il faut choisir une pièce adaptée au véhicule et correctement fixée.

Pourquoi les dates de 1972, 1989 et 2010 sont souvent confondues

Plusieurs dates apparaissent dans les documents techniques, ce qui explique les réponses contradictoires que l’on trouve parfois. Le 1er juillet 1972 correspond à l’application générale du nombre minimal de rétroviseurs défini par l’arrêté de 1969. Il ne s’agit pas d’une obligation universelle de rétroviseur droit sur toutes les berlines.

Le 1er octobre 1989 marque une évolution des règles d’homologation et du montage des rétroviseurs, liée aux directives européennes. Cette date concerne surtout la conformité technique des véhicules réceptionnés ou mis en circulation, et non l’ajout automatique d’un rétroviseur droit sur chaque voiture plus ancienne.

La réglementation prévoit aussi des évolutions européennes pour les véhicules des catégories M et N, notamment à partir de 2006 et 2010. Elles concernent les nouveaux types de véhicules, leurs dispositifs de vision indirecte et leur homologation. Elles ne signifient pas qu’un propriétaire doit modifier rétroactivement toute berline ancienne qui était conforme à sa date de mise en circulation.

Pour une voiture de collection, je conseille donc de vérifier trois éléments avant de commander une pièce. Il faut regarder la date de première mise en circulation, le genre inscrit sur le certificat d’immatriculation et la carrosserie réelle du véhicule. La date seule ne permet pas toujours de trancher.

Que risque-t-on avec un rétroviseur droit absent ou cassé ?

Lorsque le rétroviseur droit est obligatoire, circuler sans cet équipement peut constituer une infraction. L’article R316-6 du Code de la route impose au véhicule de disposer d’un ou plusieurs systèmes de vision indirecte permettant de surveiller la route vers l’arrière, avec une sanction prévue pour une contravention de troisième classe.

Le contrôle technique distingue aussi le rétroviseur simplement présent du rétroviseur réellement utilisable. Un miroir fissuré, mal fixé, impossible à régler ou offrant une visibilité insuffisante peut entraîner une défaillance majeure, selon la nature exacte du défaut relevé.

Après un choc, je déconseille de se contenter d’un miroir autocollant ou d’une réparation provisoire si le rétroviseur fait partie des équipements obligatoires. Ce type de solution peut dépanner pour déplacer le véhicule sur une courte distance, mais il ne remplace pas une fixation solide et une pièce adaptée.

Comment remplacer correctement le rétroviseur droit

Le remplacement commence par l’identification exacte du véhicule. L’année, la carrosserie, la présence d’un réglage électrique et le système de rabattement influencent directement la compatibilité. Une pièce prévue pour une berline peut sembler proche visuellement tout en étant impossible à fixer correctement sur un break ou un utilitaire.

  • Vérifier la référence constructeur ou le numéro d’immatriculation auprès d’un vendeur fiable.
  • Choisir un rétroviseur homologué et adapté au côté passager.
  • Contrôler la fixation, le réglage et le dégivrage lorsqu’il est prévu.
  • Régler le miroir depuis la position normale de conduite.
  • Vérifier qu’aucune partie de la carrosserie ou du chargement ne masque le champ de vision.

Le réglage doit montrer une partie limitée de la carrosserie et couvrir largement la voie située à droite. Un miroir trop orienté vers le véhicule donne une fausse impression de sécurité, tandis qu’un réglage trop ouvert laisse un angle mort important. Dans la pratique, la qualité du réglage compte presque autant que la présence du miroir.

Le bon réflexe pour une voiture ancienne

La réponse la plus juste est donc la suivante. Le cadre réglementaire vient de 1969 et son application générale date du 1er juillet 1972, mais le rétroviseur droit n’est pas devenu obligatoire sur toutes les voitures particulières.

Pour savoir si votre véhicule est concerné, vérifiez sa carrosserie, sa visibilité arrière et l’éventuelle présence d’une remorque ou d’un aménagement. En cas de doute sur un modèle ancien, la fiche d’homologation, le certificat d’immatriculation et l’avis d’un contrôleur technique permettent généralement d’obtenir une réponse fiable avant d’acheter une pièce.

Cet article a un caractère purement informatif et éducatif. Le contenu a été élaboré avec l'aide d'outils analytiques et linguistiques modernes (IA). Avant de prendre une décision, consultez un expert.

Questions fréquentes

L’arrêté du 20 novembre 1969 fixe le cadre réglementaire, avec une application générale du nombre minimal de rétroviseurs au 1er juillet 1972. Cette date n’a toutefois pas rendu le rétroviseur droit obligatoire sur toutes les voitures particulières.

Il est généralement obligatoire sur les breaks, les voitures à carrosserie commerciale, les camionnettes, les camions, les autobus et les autocars. Il devient aussi nécessaire lorsque la carrosserie, le chargement ou une remorque empêche le rétroviseur intérieur d’assurer une visibilité suffisante vers l’arrière.

Il faut examiner la date de première mise en circulation, le genre indiqué sur le certificat d’immatriculation, la carrosserie réelle et la visibilité arrière. En cas de doute, la fiche d’homologation ou l’avis d’un contrôleur technique peut aider à confirmer la règle applicable.

Circuler sans un rétroviseur obligatoire peut entraîner une contravention de troisième classe. Au contrôle technique, un miroir fissuré, mal fixé, impossible à régler ou offrant une visibilité insuffisante peut être considéré comme une défaillance majeure. Le remplacement doit se faire avec une pièce adaptée, homologuée et correctement fixée.

Évaluer l'article

Note: 0.00 Nombre de votes: 0

Tags:

rétroviseurs homologation contrôle technique remorques voitures anciennes

Partager l'article

William Aubry

William Aubry

Je m'appelle William Aubry, et ma passion pour l'automobile s'est développée au fil de mes 11 années d'expérience dans ce domaine. Chez crixus.fr, je m'efforce de partager mes connaissances sur l'achat, l'entretien et les dernières technologies automobiles, en rendant ces sujets accessibles à tous. Mon objectif est de vous fournir des informations claires et fiables, basées sur des recherches approfondies et une veille constante des tendances du secteur, pour vous aider à faire les meilleurs choix concernant votre véhicule.

Écrire un commentaire